« La sculpture sociale » par Mario Horenstein

La sculpture sociale est un concept polyphonique, rien d’étonnant donc que les missionnaires de l’utopie Jossetiste (un autre concept polyphonique) ne parlent pas d’une seule voix. Ainsi jf suite à son menteur Joseph Beuys (1921-1986), il me semble qu’il pense que l’art est un baume, que Beuys est un guérisseur, un chaman, un thérapeute et que nous sommes embarqués dans une science de liberté voire de «libération de l’humain» auquel il faut provoquer, le faire réfléchir, l’aider à discerner et cultiver des facultés créatrices puisque chaque homme est un artiste qui s’ignore.
Autre que côté thérapeute j’ai déjà donné (et adepte des thérapies basées sur des évidences), j’ai du mal à oublier les innombrables faits du passé où voulant libérer l’homme on finit par le tuer (comme certaines thérapies d’ailleurs). Il n’est pas question de pédagogie et encore moins de «prendre des mesures thérapeutiques profondes à l’égard du corps social si l’on veut dépasser les idéologies des systèmes politiques polarisés comme le capitalisme privé en opposition au centralisme étatique des systèmes communistes». La sculpture sociale n’est pas un concept social de l’art, elle est «sculpture» parce que habitacle restreint composé des matériaux en 3D comme la chair humaine, le béton, le plastique, la ferraille, les tissues ou le bois, parmi beaucoup d’autres et elle est «sociale» parce que «il faut pénétrer au fond de la ville pour trouver la vrai vie» (dixit Marcel) ; parce que un public est convoqué et impliqué malgré lui. La sculpture sociale ne dit rien mais il y a un discours interne ou plus précisément une pensée incarnée qui appartient à celui qui prend l’initiative de convoquer les autres mais qui, au delà, ne contrôle plus rien. Il s’agit d’une vision rythmique d’une réalité transitoire, d’une esthétique amorphe avec un corps fragmenté qui finit par se désintégrer pour de vrai dans la digitalisation numérique qui est l’autre face de l’utopie Jossetiste (acote.be est un espace de rituel physique et technologique signifié par la déesse de Juan qui, au centre de la sculpture sociale, porte en haut de sa main droite non pas le feu sacré mais un objet connecté). Le sculpteur-sculpture «no es otra cosa que una conciencia que se reconstruye a si misma» (Domingo Adame) et dans ce sens il interroge la condition humaine mais en s’abstenant de toute réponse qui le figerait dans une identité. Il n’y a de révolution que celle de notre propre conscience.

 

Ce texte a été écrit par Mario Horenstein, le 7 octobre 2016 sur son fb
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