2017 année élastique

L’art est spéculatif comme la finance, permet de vivre le futur dans le présent.
The experience of the aesthetic is – for all that it is fictive – no less an experience (Adorno).
« The mere existence of “art” testifies to the insufficiency of life. A performance indicates to the audience “what if things were this way…” – and for a moment they are. (Andrew Hewitt).
La phrase de Khrushchev en 1964 s’adressant aux peintres non figuratifs de Moscou est revendiquée ici : « Private psycho-pathological distortions of the public conscience ».
Les trois raisons d’un art participatif (Claire Bishop):
L’occident : lutter contre l’individualisme, « le vivre ensemble » (le « devoir de l’artiste » (jf), « aller à la rencontre avec l’autre » (jf).
L’Amérique latine : faire prendre conscience aux gens de leur condition sociale pour les faire réagir (la croute au mur 2002-2017 d’acote.be (jf).
L’URSS (Collective Actions Group): had no such agitationary goals. It was, rather, a means of experiencing a more authentic (because individual and self-organized) mode of collective experience than the one prescribed by the state in official parades and mass spectacles.
« L’art est une suspension de l’éthique » (Antje Hildebrandt).
« Participation here denoted the possibility of producing individual affect and singular experience (la mienne pendant les déambulations), relayed through a meditative relationship to language(comme le présent texte) that in turn presupposed collective reception and debate (présence en facebook). »
« In face of the increasingly extensive commercialization of art on a global scale, it is possible to observe a search for alternative forms of communication and cooperation, which link art back—outside its market and mass-media circulation—to an investigation of one’s own conditions of perception and understanding » (__http://conceptualism.letov.ru/).
Si on accepte la division entre l’art et la vie, l’art devient pur divertissement, si on n’accepte pas cette division il devient pure revendication, c’est dans la tension entre ces deux pôles, dans le clivage, dans l’à coté, qu’on peut comprendre ce qui se joue.

 

MARIO HORENSTEIN a publié ce texte sur son __fb le 21 décembre 2016

« Jossetopies » par Mario Horenstein

Performer dans la rue n’est pas juste une action artistique dans l’espace public, mais il est « public » par le type de questions qu’il tente de poser. Il ne s’agit pas de rechercher un consensus mais de faire débat, en quelque sorte un “art of inquiry”. Il n’est pas donc surprenant que les observateurs-participants confrontés à ce qui montre la vidéo ci-dessous réagissent de façon contrastée : « Vous faites mumuse » ou « Une haie d’honneur ». La performance crée une situation provocatrice pour le contexte et encourage des réponses critiques. Elle est à côté du « pedestrianism » comme chorégraphie dominante de la cité (définit le trottoir comme système de mouvements où objets et corps sont interchangeables et tout obstacle au flux perturbe l’ordre public). Nous disons à côté et pas contre parce qu’il n’est pas question pour nous d’empêcher les gens de circuler mais de détourner l’espace du trottoir et de la rue pour soutenir et contraindre des espaces corporels. C’est de la résistance à : “users are not persons, but peds”. Les bras peuvent être utilisés à autre chose qu’à tenir les portables ou porter les courses, ils peuvent aussi bouger pour changer l’espace. Comme écrit Sara Ahmed in “politics of disorientation” “spaces are not exterior to bodies; instead, spaces are like a second skin that unfolds in the folds of the body”. Le corps nous met toujours à côté de nous-mêmes, rend visible nous vulnérabilités et nous expose aux autres.
Il s’agit aussi de revisiter la politique de la sociabilité : interpeller quelqu’un qu’on ne connait pas par des mouvements corporels est-il équivalent de l’interpeller par la parole ? « Le mouvement n’est rien d’autre que l’auto-autorisation à faire » (Mark Franko). Mais la sensation, l’affecte qui le déterminent ne sont pas autoréférentiels mais historiques (Randy Martin) le corps est social et, à travers la performance, source d’activité politique. Et la politique est de « Faire laisser faire » devise gravée dans le fronton du bâtiment d’acoté.be qui remplace l’autre triptyque des bâtiments publiques. S’agit-il de laisser faire l’autre lui permettant simplement de passer à travers le passage Josset ou le contraindre à enregistrer ce passage (se voir eux-mêmes en train de voir) ? Est-il l’autre un consommateur d’une expérience artistique monnayable ? « L’art est exploitation  » et on doit négocier en permanence entre l’aliénation et l’intimité avec l’autre qu’on ne connait pas.
Le parallèle entre la dégradation du travail en temps d’austérité et la précarité propre à l’anachronisme financier de la performance dans la rue rend inévitable les questionnements et les discussions persistantes dans acoté.be, autour du sens du travail et de la rémunération. Doit-on juste être payé par la satisfaction d’un désir assouvi ou considérer que tout travail mérite salaire ? Renforce t-on les traits du bon capitaliste, entrepreneur et opportuniste profitant de la rue pour se faire connaitre et gagner de l’argent ailleurs en légitimant ainsi (même sans le vouloir) les coups sombres d’aides étatiques aux institutions artistiques ? S’agit-il comme pour l’économie de service d’interchanger une expérience prédéterminée pour de l’argent ? Ou il faut considérer que la performance dans la rue a de la valeur précisément parce qu’elle ne cadre pas bien avec le modèle marchand ?
L’irréductible position « à côté » concept entre proximité et tension, au bord des surfaces, esthétique du plaisir et de l’inconfort, instance du “both/and” (Sedgwick) est le bon outil pour tenter de répondre à ces questions par voie performative et non pas uniquement discursive.

Ce texte a été écrit par Mario Horenstein, le 24 novembre 2016 sur son fb
__https://www.facebook.com/Bioflexlab/videos/vb.481577585236125/1238683349525541/

Rencontre (suite) par JF Le Scour

Attention de ne pas monter les uns sur les autres, les uns contre les autres… On ne va pas faire des cases avec les danseurs, les musiciens… les plasticiens, les visiteurs, qui parlent, qui passent, qui s’arrêtent, qui se grattent le nez !!! L’image « sculpture sociale » est une belle image… Oui ! Surtout qu’une sculpture peut bouger, faire du bruit, se transformer. Si on se reporte à la définition de « __social » :  « Relatif à la vie des hommes en société » . Et comme l’époque à tendance à faire de la « casse » et du « réseau »… social. Il me parait assez judicieux de la tenter avec nos « faires »… dans la rue « à côté » !! C’est l’ensemble de ce qui se passe « à côté » qui fait sculpture sociale.

Je crois que ce n’est pas la notion de rythme qu’il faut ramener ! Juste le temps. Le prendre le temps, faire avec le temps. On voit bien que le temps du samedi après-midi « à côté », n’est pas celui du père qui dit à sa fille « bon, maintenant, on y va, pose la craie ». Là, c’est le temps de celui qui pianote sur son téléphone. Le temps de Sylvaine qui a répété ses 30 textes à coup de 3 par samedi, pendant un an… Chacun son temps. Comme chacun son « à côté ». Ce temps est aussi celui qui fera « à côté »… continuer de « faire laisser faire » nécessite du temps. Ce temps pour laisser l’autre entrer dans le périmètre d’ »à côté », le laisser observer ce qui se passe… ou pas, le laisser avoir envie de rester… de faire, de revenir !!

Les raisons de venir « à côté » sont différentes pour chacun. Aucune condition n’est à tenir… juste une responsabilité de faire. Tant que le « faire laisser faire » sera là et que chacun interviendra en cherchant à faire bouger sa proposition. Que l’autre, « le regardeur » par la parole ou l’écrit renverra un propos, « à côté » sera dans une dynamique nécessaire pour déplacer la donne. Chacun influençant l’autre, que ce soit d’artiste à artiste, artiste à visiteur ou visiteur à artiste. Ce n’est pas l’accord de chacun qui est nécessaire, juste se rappeler que rien n’est donné comme définitif. Le mouvement est dans le temps.

Qu’est-ce qui va devenir ?

Qu’est-ce qui peut se passer ?

Qu’est-ce qui se passera samedi prochain ?

Aucune promesse n’est à tenir, ni n’est tenue… juste un vague programme, histoire de garnir la fenêtre internet ! C’est seulement après lors de la soupe que nous discutons de ce qui s’est passé. Et depuis peu, ces textes initiés par MARIO, sur les quels je réagis… Qu’est-ce qui se construit ? Nous sommes la tête, le corps… dedans. Seul ces moments d’écriture font qu’un pas de recul semble être pris. Par ces « aller-retours », une autre forme d’échange se fait dont MARIO et moi semblons avoir besoin. On pourra dans l’avenir relire ces textes ou revenir dessus. Sans oublier de regarder les photos qui documentent ces samedis… pour nous rappeler la « réalité ».

Qui sait se qui se passera ? « Faire laisser faire ». Patience… Du temps !!

Laisser avoir envie de rester… de faire !!

Rencontre par par Mario Horenstein

« Comment celui qui fait, qui propose avec son corps, arrive à rencontrer l’autre » (verbatim jf d’acote.be). Il n’est pas le seul à avoir ce type de préoccupation et à lier activité artistique avec communication, dialogue, expression, dans un meilleurisme, au service de l’autre, voir au service du peuple. L’utopie Jossetiste est à côté de l’autre -c’est-à-dire quoi ?
Etre à côté n’est pas être ailleurs dans un éloignement protecteur, mais ce n’est pas non plus être avec (mettre en branle le transfert, contra transfert, l’empathie ou le mimétisme) pour dialoguer puisque l’humain est à l’image de notre président : « Des propos sont sans rapport avec la réalité de ma pensée comme avec la ligne de conduite et d’action que je me suis fixée » ou celles de Marie-France Garaud : « Vous savez, les hommes sont tous les mêmes. Ils promettent, ils promettent, et puis après, ils oublient… ». Bref, tout est affaire de contexte. Etre à côté de l’autre ce n’est pas être devant pour lui montrer le chemin (attitude pédagogique), ni derrière lui pour le pousser hors du trou (attitude thérapeutique). Ce n’est pas non plus être excentré : « Excentricité » au sens originel du terme, devant à la géométrie : ce qui est à l’écart ou, plutôt, ce qui, pour s’installer au cœur des choses, s’avère cependant comme n’y étant pas à sa place », « ni extravagance ni singularité polémique » (ESSE).
Acote.be s’inscrit dans la filiation du Réalisme au 19éme siècle (Courbet: « Je suis mon propre gouvernement »), de l’art contextuel du XX (« L’échappée au plus loin des structures instituées ». « L’art doit être hic et nunc, corrélé aux choses de tous les jours, en relation étroite avec, précisément, le « contexte ». « Faire advenir l’art, non plus tant au travers de représentations, que par le biais d’une pratique de la présentation » et de l’art inorganique du XXI (« L’art urbain « inorganique » se produit en somme pour l’essentiel comme entrave. Il oblige à regarder où l’on ne souhaitait pas regarder, il freine la marche, l’arrête parfois. »). Mais en étant farouchement opposé à l’idéologie du divertissement, se défiant de toute forme d’animation culturelle et constatant la facilité avec laquelle « l’art public non programmé (ou faussement non programmé) est devenu aussi un lieu commun de la création plastique contemporaine », acote.be c’est mis à côté. La scissure cherche à surmonter le paradoxe entre autonomie (« la ville comme territoire personnel d’expérimentation, atelier en direct, surface topographico-physique de création ») et volonté relationnelle (même si elle est problématisée) ou le choix entre « être réduit au statut de mobilier urbain » ou « l’irruption dans la ville d’un art absolument autonome, en complet décalage. Un art, cette fois, ne servant à rien de précis ni qui que ce soit ». L’art dans la ville ou pour la ville ? Acote.be s’en sort par une pirouette dialectique en intégrant les différentes postures dans une synthèse (ou patchwork postmoderne) symbolisé par le « laisser, laisser faire ». Quitte à marcher dans la ville (la ville est un puissant inséminateur sensoriel), il s’agira donc d’observer, mais à côté, de biais, en laissant se frictionner organisation publique et désordre privé, abondance et précarité, réel et virtuel, hommes et femmes, jeunes et vieux, athées et monothéistes (peut être pas tous, la discussion est en cours !), dans l’espoir d’éviter la « constipation esthétique » et s’inscrire dans un art comme « formule de déconditionnement esthétique », créer pour le pur plaisir de la création (pas pour favoriser la consommation à rue Charonne ou attirer les touristes de la Bastille, même si certains ne sont pas hostiles à favoriser la venue de certains collectionneurs d’art). Cette pulsion participative ou « agorétique » ne relève pas de l’intersubjectivité mais de la co-présence à soi mais dans un ensemble « la sculpture sociale ».

Etre à côté dans la sculpture sociale c’est être proche mais clivé où l’interaction à plus avoir avec la simultanéité et le rythme que avec le langage et sans prééminence de l’autre sur les objets readymade ou chorégraphiques, dans une écologie anthropurbaine qui approfondit la vue du corps comme champ de forces relationnelles en mouvement. En quelque sorte c’est de l’hybride qu’il s’agit d’explorer, la triangulation performeur/objets/passant-participant pour aboutir à une autre triangulation : mouvement, corps, pensée.
L’éthique relationnelle de la pulsion participative commence comme on peut le constater dans la présente vidéo par l’observation de l’expérience de la pulsation dans son propre corps : la respiratoire, la cardiaque, la gastrique et la cognitive, suivie par le constat de la simultanéité entre perception intéroceptive et mouvements corporels (pied qui touche le sol, intervalle temporel des pas), suivie par l’observation d’où, quand et comment on place l’attention dans le temps et dans l’espace. Quand l’attention focalise sur l’autre (personne, objet, animale etc.), on se connecte à sont rythme (gestes, pas, paroles, contacte visuel etc.). Une fois acquise la simultanéité entre rythmes externes et internes nous pouvons varier les modalités sensorielles (vision tactile, audition) et la synchronicité des mouvements (mobilité, immobilité). La position dans l’espace va avoir un rôle fondamental dans la complexité de la relation. Le face à face permet d’expérimenter plus clairement l’alternance entre les différents rythmes, être devant ou derrière l’autre favorise par désorientation la variabilité dans la force des mouvements, tandis qu’être à côté de l’autre favorise le plus grand engagement dans la simultanéité et l’émergence d’une plus grande complexité dans la relation. L’émergence d’un champ rythmique, la tension entre oppositions (pulsations, répétitions, alternances), les relations entre fluidité et forme du mouvement, nous orientent sur l’état de conscience ou modes d’attention engagés.
Le poids des plasticiens au sein d’acote.be, fait que nous parlons de sculpture sociale (peut être aussi ceux qui voudront susciter par l’art une prise de conscience politico-sociale) mais il serait souhaitable à mes yeux (il faudrait que les musicien prennent partie) de parler plutôt de champ rythmique Jossetiste (moins massif et mobile qu’une sculpture).

 

Ce texte a été écrit par Mario Horenstein, le 26 octobre 2016 sur son fb
__https://www.facebook.com/Bioflexlab/videos/1210348692359007/

« Abon-dance » par Mario Horenstein

La rencontre avec l’autre et le besoin de montrer doivent être vrai à acote.be parce que son initiateur le dit. Toutefois cela ne rend pas  compte du renversement des valeurs en jeu dans acote.be et dans la sculpture sociale de l’utopie Jossetiste.
Acote.be est à côté de l’Opéra Bastille qui occupe une position verticale (allant de dieu au roi et au capitalisme financier, marqué par la pérennité et symbolisée par le ballet classique). Il est à côté de la Place de la République et de la Nuit Débout qui occupe une position horizontale (mobilité latérale des réseaux, volatilité, occupation conquérante de l’espace, symbolisée par les graffiti et le hip-hop). Il lui reste à acote.be la position de transversalité, mais il est à côté de ça. Il partage avec cette dernière la tentation de faire bouger les limites, d’accepter la porosité, de tolérer l’ambigüité et la confusion mais s’en écarte s’agissant de transgression. Il ne faut pas des attitudes créatives fortes pour, dans l’arrondissement le plus meurtri de France par la révolution islamiste globalisée, mettre en action une transgression qui du même coup mettrait fin à acote.be. Protégé par ricochet par la force publique accolée au Premier Ministre, les actions de acote.be ne dépassent pas le stade d’incivilité (interpellation des passants sans usage de la force physique) ; occupation humble de l’espace où aucun objet s’invite de façon pérenne, tout est démontable et démonté ; la nuisance sonore ne dépasse pas celle du contexte urbain et les propositions artistiques ne provoquent que très rarement, et pour un temps très bref, des attroupements des gens puisque ils reçoivent des injonctions paradoxales du type : « circulez il n’y a rien à voir », mais « souriez, vous êtes photographié parce qu´ici il se passe quelque chose ».
Acote.be est une mise en scène de la précarité (dans sa double étymologie de ruine et de peuplement) dans un décor de riches. Les sculptures sont en carton-pâte, tout est tenu par un bout de bois et parfois par un bout de fil, la fresque murale n’utilise pas des feuilles en or mais des punaises jaunes collées sur des affiches de récupération (comme le bois utilisé dans des caisses à musique d’ailleurs), les costumes des danseurs ne sont pas l’œuvre de Christian Lacroix mais achetés aux friperies du quatrième arrondissement à 1€ pièce et la soupe relève plus du tiers monde que d’un gueuleton à la française . Et quoi de plus précaire que ces corps vieillis, non domestiqués, qui s’agitent au milieu de la chaussée, attirant un regard plus inquiet pour leur santé qu’ébloui par leur virtuosité. Les travailleurs d’acote.be sont le rêve des patrons : passent des longues heures de travail sans se plaindre, dans l’enthousiasme, ne touchent pas un sou, et quand ils font un flop n’ont que leur poire pour taper dessous. Bien entendu, acote.be est à coté de l’argent, c’est-à-dire la quantité de paroles échangées sur le sujet est inversement proportionnelle à la rentrée de divises. Il y a deux conceptions qui s’affrontent dans une tension aggravée par la présence de travailleurs rentiers et de travailleurs en âge de gagner leur vie. Les uns considèrent que les électrons libres doivent utiliser acote.be comme un tremplin pour développer leur création, se montrer, se faire connaitre, vendre leurs objets artistiques, s’y préparer pour un ailleurs radieux. Les autres pensent que c’est le rythme et la simultanéité des électrons libres, leurs productions performatives et les passants-participants qui constituent une sculpture sociale monnayable à partir d’une certaine masse critique en tant qu’utopie, c’est-à-dire d’un futur actionnable dans le présent, où le maitre mot est le clivage, la césure, le à côté de toute chose. Ne pouvant pas être autrement, acote.be est à côté de la danse comme vous voyez dans la présente vidéo. De cette dernière on emprunte le mouvement pour lui-même, mais on n’y danse pas parce que si on danse on ne perçoive pas. On se rapproche de la non-danse par l’intention d’incarner des concepts, mais contrairement à cette dernière les concepts ne dépassent jamais la chair elle-même, une chair en surface et montrée, si toutefois un regard passe par là, mais qui n’a pas besoin de se montrer comme dit jf mais besoin de voir. « Il y a ce que la danse montre et ce qu’elle donne à voir » (dixit Loïc Touzé) et «je montre ce que je vois » (Hijikata). Il ne dit pas je montre ce que je suis, ce que je suis capable de faire, ce que sont mes émotions ou mon histoire. Il s’agit d’un self minimal qui voit tout et ne s’arrête sur rien, tentant d’approcher l’injonction de Péguy à « dire ce qu’on voit », mais surtout, à « voir ce qu’on voit ». Un aveugle utilise une canne, prothèse qui devient une extension de son corps, c’est au bout de la canne et non pas dans sa main qu’il perçoit le monde. J’utilise une canne à corps parce que voir n’est pas le monopole des yeux, dans un « à côté du corps », n’importe quelle partie peut faire l’affaire. « If performance not only produces images of life, but acts as the very mirror through which we reflect on life, then it is possible to study not only certain depictions of the world, but how the world is depicted » (Randy Martin).
Acote.be est à côté de presque tout sauf de la création parce que, comme disait un artiste latino : « dieu est l’art et l’art est dieu » et on ne peut pas être à côté de quelque chose qu’on n’arrive pas à définir.

 

Ce texte a été écrit par Mario Horenstein, le 19 octobre 2016 sur son fb (vous y trouverez la vidéo dont il parle…)
__https://www.facebook.com/Bioflexlab/videos/1204243452969531/
J’ai commenté :
« tant que tu parles d' »à côté » j’entends bien ce qui est écrit… dès que que tu parles de « danse », je n’ai rien à dire, cela concerne ce que tu proposes « à côté », c’est de ta responsabilité… c’est de l’ordre du « faire laisser faire » ! »

suite à « Prothèses » par JF Le Scour

En tant qu’initiateur d' »à côté », je suis le premier « regardeur », le premier « photographe » et le premier « qui en parle ». Je crois que si les passants voyaient plus souvent des gestes, des objets non catalogués, ils s’étonneraient moins de ce qui se passe « à côté »… Le « qu’est-ce que c’est ? » est la question des passants. Ils pourraient se demander « pourquoi je m’étonne ? ». Pourquoi veulent-ils savoir ce que c’est, avant d’avoir pris le temps de regarder !! Prendre le temps ?
L’observation de ce qui se passe… ou pas « à côté » est nécessaire. Comme le moment de la soupe doit être un moment de discussion, après avoir regarder… On fait, on regarde, on discute. A tout moment, l’autre a sa place. Il peut s’arrêter pour regarder, intervenir, parler. Il est aussi convié à passer le seuil, symbolisé par le portique Thebois pour « garder le sourire ». A l’intérieur, j’accueille faisant la soupe à la « cuisinière sur roulettes », avec l’artiste qui présente son travail à la palissade et (ou) aux étagères… Tout est là, pour que celui qui prend le temps d’écouter, d’observer, se retrouve à pouvoir discuter… ou pas, c’est selon !

Comme le « faire laisser faire » est là. Ce qui font et reviennent sont aussi dans l’observation de ce qui est fait… ou pas. Je crois que tout est là. Regarder, écouter comment une proposition est reçu. Quand « bonjour, est-ce que je peux vous dire bonjour » dérape parce que celui qui est interpellé, se sent attaquer. La discussion qui suit est très intéressante pour savoir ce que sont les limites à transgresser… ou pas !

Comment celui qui fait, qui propose avec son corps, arrive à rencontrer l’autre. L’habitude veut que la mise en scène de l’art détermine la place de chacun… Au musée, au théâtre, le fronton conditionne celui qui passe dessous ! « à côté », le faire est amené à l’autre avec le corps, la voix… une « représent-action ». Sans ce mouvement, la rencontre serait plus difficile… La question est de savoir pourquoi celui qui fait à besoin de montrer ? Pourquoi le regard de l’autre est nécessaire… Ne suis-je pas le premier autre à être « provoqué-séduit » par ce qui est fait « à côté » !!!


ah, l’époque ?*
__jf le scour, 2016
*je sais, je sais, je revendique

Prothèses par Mario Horenstein

On ne peut en aucun cas dire « oser le Jossetisme » come on dit « oser le féminisme ». La sculpture sociale de l’utopie Jossetiste (SSUJ) n’est pas une amical des créateurs tolérants sensés par leurs indulgence encourager d’autres pour qu’ils « osent » s’exprimer en public (jf est capable de déclencher un conflit rien qu’en disant bonjour). Et oser quoi au juste ?
Passer du « quotidien » vers « à côté du quotidien » (ou extra-quotidien pour d’autres qui l’apparentent au sacré en tant que passage du profane vers un domaine séparé) nécessite autre chose que des paroles bienveillantes ou de « laisser faire ». Ce qu’il faut c’est des prothèses (artefact pour combler une partie du corps qui manque). Et c’est logique qu’il soit comme ça puisque le corps est au centre de la SSUJ et qu’il ne peut pas être à côté de lui-même par ses propres moyens.
Il n’a jamais de représentation dans la SSUJ mais de représent-action ; pas de photos, tableaux, ou dispositifs accrochés comme dans une galerie mais à chaque fois le corps qui les a fait est présent et en action ; Il ne s’agit pas de Luchini en train de lire Céline, chaque poète ne lit que sa production ; il n’y a pas à découvrir le mur au moment du vernissage puisque les artistes travaillent aux yeux de tous et les performances-altercations-revendications de jf se font dans la rue et en toute transparence.
C’est les attributs du sacré (rituels, mythes et interdits) qu’il convient d’utiliser pour une typologie des prothèses de la SSUJ (cette liste n’est pas exhaustive ni figé mais dynamique et cumulative).
Les rituels configurent l’espace et le temps avec des cycles macroscopiques : tous les samedis de l’année de 15h à 19h on convoque un espace dedans-dehors qui commence par la sortie des « compagnons » et par l’entrée de quiconque ose franchir le portique de sécurité et se termine par la soupe populaire (en tant que sécularisation de l’hostie). Le renouvèlement mensuel des objets au mur, la palissade et les étagères font partie de ce cycle.
Les cycles microscopiques sont l’apanage des individualités qui performent et déterminent une chorégraphie social complexe composées des objets en bois qui bougent pour organiser l’espace de la rue, les mouvements de photographes, l’installation des poètes, les interpellations des passants et leurs rites de passage avec des rituels narratifs, les performances de ceux qui exposent pendent le mois à la palissade et aux étagères, la préparation de la soupe et de la vidéo, la canalisation des enfants qui dessinent dans le bitume et les mouvements des passants- participants. Ces derniers sont très importants pour le développement des mythes de la SSUJ.
Des exemples de rituels peuvent être observés dans la vidéo ci-jointe. Juste après le passage du camion poubelle vers 17h, la performance commence et finie par une marche contemplative assurant la transition entre « quotidienneté » et « acote.be » suivi d’un warm-up (ou préparation du matériel en d’autres occasions) puis une déambulation suivant une géométrie spatial préétablie au cours de laquelle des fragments du corps vont prendre la commande et agir en fonction du contexte. Dans le cas présent il s’agit du larynx qui va fonctionner comme organe de phonation produisant de vocalisations que par résonance vont faire bouger d’autres parties du corps, mais aussi comme organe de perception des bruits urbains qui vont influencer les mouvements du larynx et donc les mouvements d’autres fragments du corps. L’organisation de la simultanéité aboutie à une sensation ambigüe où on ne sait plus qui fait bouger quoi.
Les mythes de la SSUJ se construisent à partir des réactions des passants-participants et elles se transmettent oralement et par la tenue des fiches des phrases marquantes exposés dans l’espace intérieur. Au même temps que la narration des imprévus dans les actions urbaines, ils ponctuent à des temps stratégiques le discours des performeurs. La face virtuelle d’acote.be est la deuxième voie d’élaboration des mythes. Entre réaction et réaction à la réaction et ainsi de suite, associée à l’éclatement des sites dédiés à divers performeurs se dessine une chorégraphie virtuelle qui rend présent les absents et qui ouvre la sculpture sociale quand acote.be est fermé.
Les interdits fixent les bornes à ce qu’on peut introduire ou pas dans tel ou tel partie de l’espace (pas d’alcool, drogue, tabac ou tout autre moyen artificiel pour court-circuiter la quotidienneté ; pas de représentation comme au théâtre, le seul texte emprunté accepté et celui des mythes ; pas de spectacle que figerai des gens dans une position de spectateur et non pas de participant ; pas de fête en tant que réjouissance publique pour oublier la quotidienneté ; pas d’objet artistique en soit, dans la SSUJ, l’objet artistique est celui qui performe, tout le reste ce sont des prothèses. La transgression des interdits déclenche une performance-altercation-revendication qui peut prendre une forme verbale, non verbale, ou par effacement numérique.
Au vue de la complexité qui ne demande qu’à s’accroitre, il est légitime de se demander si on ne pouvait pas faire plus simple. S’il s’agit d’aboutir à l’extra-quotidienneté, certains arrivent dans l’espace d’un tapis de yoga et rien qu’avec la méditation. L’expérience esthétique étant de la métacognition (on ne regarde pas mais on se regarde en train de regarder), dans les cas de méditation on regarde ses pensées et ses sentiments, dans la SSUJ c’est des tranches de vie avec toute sa complexité qui sont concernés. La question fréquente des passant-participant : « mais qu’est ce que c’est tout ça ? » cache une autre « qu’est que je fais là ? La SSUJ est un formidable feedback de ma position dans le monde sans laquelle aucune révolution des consciences n’est possible.
La SSUJ n’est pas un lieu où on vient « s’exprimer », si on veut bénéficier des « 15 minutes de gloire » ce n’est pas l’endroit pour y parvenir (l’opéra Bastille ou la nuit debout place de la République peuvent faire l’affaire). Contrairement à l’affirmation de Duchamp « c’est le regardeur qui fait l’œuvre » dans la SSUJ il y a ouvre même si parfois personne regarde (certes, si il y a performeur c’est qu’il se regarde en train de performer). La SSUJ est un lieu où on vient « témoigner » d’une tranche de la condition humaine liée à la vulnérabilité, à la volatilité, à l’éphémère, à l’ambigüité de tout processus de création.

 

Ce texte a été écrit par Mario Horenstein, le 12 octobre 2016 sur son fb
__https://www.facebook.com/Bioflexlab/videos/1197720976955112/

suite à « sculpture sociale » par JF Le Scour

Mes ambitions en matière de « libération humaine » sont bien plus étroites que celles que __MARIO me prête dans son texte « __scupture sociale« .
MARIO est le bon exemple ce ce qui peut se passer « à côté », il est venu avec __CECILE RAYMOND une fois, deux fois, proposer une performance. Il est venu voir, écouter, manger la soupe avec nous. Il a proposé dans le passage, petit à petit, des performances seul avec ou pas un objet… Il a pris le temps de voir où il mettait les pieds. Maintenant il fait régulièrement « à côté ». Me parlant ou pas de ce qu’il fera la prochaine fois. « à côté » est devenu une possibilité pour lui de proposer… d’oser ! Est-il artiste, l’est-il devenu ? Je ne sais pas ! Pourtant ceux qui reviennent « à côté » attendent le moment où les poubelles passent, comme le début de la performance de MARIO, dans le passage. Performance égale à celle de MARCEL, « claquetant » ou d’une sortie de « jacquot » mon fidèle assistant filmant un « ceci n’est pas… ». Tout le monde peut venir oser, faire. Ils sont nombreux à être venus, revenus… ou pas jouer d’un instrument. Jamais je ne leur ai demandé s’ils était artistes, comme d’ailleurs ceux qui sont passés au mural !! Donc il est possible de (prop)oser « à côté », je ne prends pas la responsabilité de choisir. Chacun prend sa responsabilité de faire… ou pas, simple, non ?

Cette visiteuse qui m’a parlé de « sculpture sociale » en citant JOSEPH BEUYS, l’autre samedi, m’a ouvert les yeux ! Je ne connaissais pas cette ambition de BEUYS… L’image « sculpture sociale » naissant devant moi, est devenu comme une évidence pour « à côté ». Évidement, je laisserai le côté « chamanique » de BEUYS de côté. Comme MARIO, je ne veux en aucun cas, guérir qui que ce soit !! Je laisse faire, juste « faire laisser faire ».
Des marcheurs de la rue de Charonne sont détournés par les propositions fixes et vivantes… ils entrent dans le passage. Ils se retrouvent dedans volontairement… ou pas. Le passage Josset (s’)emmêle… « L’art est ce qui fait que la vie est plus intéressante que l’art », dixit ROBERT FILLIOU. Etant le premier « regardeur » de tout ça, depuis 2 ans, fait que ces deux mots « sculpture sociale » fait sens. A aucun moment, quoique ce soit est désigné, mis sur un piédestal. Rien ne domine. Rien n’est spectaculaire. Quand __GILLES joue d’un de ces instruments, il ne fait pas un concert. Il accompagne ce qui (se) passe. Il habite le lieu avec la musique de son instrument. Quand les gestes de MARIO inquiètent, interrogent, étonnent ceux qui passent (voir donnent envie, je me rappelle cette fillette essayant de lever une jambe et le bras en le regardant), il n’est pas sur scène. Quand MARCEL n’est pas là, il manque le bruit des claquettes comme si ce bruit faisait parti du lieu. Les « compagnons » de __JUAN qui posés dans le passage, habitent l’espace comme de vrais personnages. Comme si, il ajoutait du monde au monde. Quand je fais un « __ceci est une commode » avec ce qu’un voisin a laissé, depuis la veille sur le trottoir, j’inclus dans la proposition « à côté » ce qui aurait dû gêner…


ah, l’époque ?*
__jf le scour, 2016

*je sais, je sais, je revendique

 

« La sculpture sociale » par Mario Horenstein

La sculpture sociale est un concept polyphonique, rien d’étonnant donc que les missionnaires de l’utopie Jossetiste (un autre concept polyphonique) ne parlent pas d’une seule voix. Ainsi jf suite à son menteur Joseph Beuys (1921-1986), il me semble qu’il pense que l’art est un baume, que Beuys est un guérisseur, un chaman, un thérapeute et que nous sommes embarqués dans une science de liberté voire de «libération de l’humain» auquel il faut provoquer, le faire réfléchir, l’aider à discerner et cultiver des facultés créatrices puisque chaque homme est un artiste qui s’ignore.
Autre que côté thérapeute j’ai déjà donné (et adepte des thérapies basées sur des évidences), j’ai du mal à oublier les innombrables faits du passé où voulant libérer l’homme on finit par le tuer (comme certaines thérapies d’ailleurs). Il n’est pas question de pédagogie et encore moins de «prendre des mesures thérapeutiques profondes à l’égard du corps social si l’on veut dépasser les idéologies des systèmes politiques polarisés comme le capitalisme privé en opposition au centralisme étatique des systèmes communistes». La sculpture sociale n’est pas un concept social de l’art, elle est «sculpture» parce que habitacle restreint composé des matériaux en 3D comme la chair humaine, le béton, le plastique, la ferraille, les tissues ou le bois, parmi beaucoup d’autres et elle est «sociale» parce que «il faut pénétrer au fond de la ville pour trouver la vrai vie» (dixit Marcel) ; parce que un public est convoqué et impliqué malgré lui. La sculpture sociale ne dit rien mais il y a un discours interne ou plus précisément une pensée incarnée qui appartient à celui qui prend l’initiative de convoquer les autres mais qui, au delà, ne contrôle plus rien. Il s’agit d’une vision rythmique d’une réalité transitoire, d’une esthétique amorphe avec un corps fragmenté qui finit par se désintégrer pour de vrai dans la digitalisation numérique qui est l’autre face de l’utopie Jossetiste (acote.be est un espace de rituel physique et technologique signifié par la déesse de Juan qui, au centre de la sculpture sociale, porte en haut de sa main droite non pas le feu sacré mais un objet connecté). Le sculpteur-sculpture «no es otra cosa que una conciencia que se reconstruye a si misma» (Domingo Adame) et dans ce sens il interroge la condition humaine mais en s’abstenant de toute réponse qui le figerait dans une identité. Il n’y a de révolution que celle de notre propre conscience.

 

Ce texte a été écrit par Mario Horenstein, le 7 octobre 2016 sur son fb
__https://www.facebook.com/Bioflexlab/videos/1171002422960301/

suite à l' »utopie Jossetiste » par JF Le Scour

suite au texte « __l’utopie Jossetiste » de mario horenstein
« utopie », utopie d' »à côté » qui n’est plus, non ?
elle se passe
des artistes viennent
des « shoppeurs » se laissent happer
certain(ne)s reviennent
il existe bien quelque chose qui a à faire avec l’autre, les autres

le passage josset donnant dans la rue de charonne ouvre le jeu
jeu de la rencontre
de la percussion du geste, la silhouette, du son, de la forme, du mot, de l’odeur… de la voix
par celui, celle qui passe
c’est aussi un moment où les autres artistes reçoivent
ce que fait l’autre ou ce que le passant a à dire… ou pas

« … ou pas », c’est aussi la rue, on n’est pas venu dedans
on n’a pas payé pour s’assoir
on n’est pas au spectacle
difficile quand on est à égalité avec le regardeur sur le même trottoir
de jouer le « spectaculaire »
on fait partie de la « sculpture sociale* »

sans avoir voulu faire de choix
sans sélectionner
juste laisser faire dans la rue
lieu de liberté
lieu de croisement
un retour à ce qu’est la rue, une rue… sans moteur à explosion ou consumériste

« l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » robert filliou
« L’art a estompé la différence entre l’art et la vie. Laissons maintenant la vie estomper la différence entre la vie et l’art » john cage

tout le monde est dans la rue
donc tout le monde peut s’arrêter
tout le monde peut s’essayer à faire
même une « petite mamie tricotant sur le banc bleu ».. dixit charles piquion
plus les propositions viendront plus l’émulation opérera
la singularité de chacun doit venir titiller le regardeur
artiste… ou pas
l’autre jour, une femme nous a dit un poème d’aragon, c’était nécessaire pour elle à ce moment là…

laisser faire
se laisser surprendre, « sur-prendre »
comme-ci la hiérarchie, les pères avaient été remisés un bonne fois pour toute
laisser faire
sans oublier de laisser l’autre, le regardeur, la ramener… ou pas !

laisser faire
comme un travail, vrai travail
bien « à côté » de la fête, des festivals… de l' »homofestivus »

laisser faire
faire pour discuter seulement après
… pendant la soupe « à côté »


ah, l’époque ?**
__jf le scour, 2016

 

* « sculpture sociale » : « sociale plastik » selon joseph beuys

« Tel est le « champ élargi de l’art » selon Beuys, qui conduit à la « sculpture sociale » (Soziale Plastik), catégorie artistique alors inédite, la créativité dans le sens que Beuys lui donne est une science de liberté voire de libération de l’humain******. Avec ce principe de « sculpture sociale », Beuys remet en question la définition de l’art comme œuvre unique créée par un artiste solitaire. Beuys est également partisan de l’idée qu’il ne pourra y avoir de société capable de spiritualité et démocratique que le jour où l’art sera intégré à tous les domaines de la vie et de l’éducation. » __https://josephbeuysfanclub.wordpress.com/une-introduction-a-loeuvre-de-beuys-2/

 

**je sais, je sais, je revendique